Des rats génétiquement modifiés aux îles du Paicifique ?

Une organisation caritative de l’île veut mettre au point des femelles génétiquement modifiées parmi les populations de rats des Galápagos.

Les îles Galapagos sont célèbres pour de nombreuses raisons, notamment en raison de l’incroyable voyage de Darwin qui a fait avancer ses idées sur la théorie de l’évolution.

Une histoire courante qui se déroule actuellement aux Galapagos est une histoire que nous avons vue ailleurs.

Les espèces d’animaux non indigènes font des ravages sur les espèces indigènes…..

Dans une tentative pour sauver les Galapagos de ce fléau, une organisation caritative appelée Island Conservation a avancé l’idée qu’ils devraient créer génétiquement des espèces de rats non indigènes sur l’île pour qu’ils deviennent tous des mâles.

L’effet désiré serait de débarrasser l’île des rats qui ne sont pas originaires de l’île, en élevant éventuellement les femelles et toute chance de reproduction.

« La modification de gênes » n’est pas vraiment nouvelle dans le monde de la science. Il s’agit d’introduire de l’ADN qui se propage beaucoup plus rapidement dans les populations sauvages qu’un gène mutant normal.

Les effets à long terme des mutations de gènes sont un sujet controversé, car il est bien connu que l’introduction de ces gènes dans le  » pool génétique  » collectif est très difficile à éliminer.

Heureusement, les îles semblent être l’endroit idéal pour faire ce genre de choses, car l’océan peut agir comme une barrière empêchant les gènes de se propager.

Nous devons aussi envisager la possibilité que ces espèces étrangères, comme les rats, puissent tout aussi facilement trouver leur chemin hors de l’île et devenir une arme de destruction massive génétiquement modifiée pour toutes les espèces de rats du monde entier.

Certes, c’est une mince chance, mais c’est la raison pour laquelle il y a beaucoup de débats sur les  » modifications génétiques « .

D’un autre côté, il n’est pas question de nier que c’est plus humain que ce qui s’est passé en Géorgie du Sud, une île britannique. Là où plus de 200 tonnes de brodifacoum, un agent qui empêche le sang de coaguler a été pulvérisé dans l’air pour tuer des milliers de rats par hémorragie interne.

Si la communauté scientifique et les associations caritatives sont si attachées à la nature, l’idée d’espèces mieux adaptées ne remplace-t-elle pas celles qui ne sont pas l’essence même de l’évolution que Charles Darwin a observé pour la première fois sur les Galapagos elles-mêmes ?

C’est une question délicate de morale, d’éthique et de valeur scientifique.